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Montmartre par Sophie Bassouls

Résultats des protocoles et/ou cohortes menés
sur le territoire de la COREVIH IDF Nord

De nombreux protocoles et /ou cohortes, ainsi que des enquêtes, portant sur le VIH1, VIH2, VHB et VHC, sont menés continuellement par notre équipe de recherche clinique.

Nous avons répertorié ci-dessous les différents résultats (sous forme de publication d’articles scientifiques, posters ou interventions orales lors de congrès) qui ont découlé des études auxquelles nos patients ont participé (cliquer sur le protocole pour afficher ses résultats).

Protocoles, enquêtes et cohortes en cours

Voir les protocoles
BMS AI-444-043 (mise sous traitement VHC)

Objectif : Le but de l’étude était d’évaluer l’efficacité du BMS-790052 (Daclatasvir (DCV)) en association avec le peginterferon-Alfa-2a (pegIFNα) et la ribavirine (RBV) par la proportion de patients, présentant une réponse virologique maintenue à 12 semaines (SVR12), définie par une charge virale du VHC < Limite inférieure de quantification (LLOQ) à 12 semaines après l’arrêt du traitement et la sécurité d’emploi, par la mesure de la fréquence des évènements indésirables graves et des arrêts prématurés en raison d’évènements indésirables.

Résultats

Conclusion :

Résumé des résultats d’efficacité:

Le taux de SVR12 était de 74.4% l’intervalle de confiance (IC) 95.5% [69.5, 79.3] et la borne inférieure de l’IC à 95% est plus haute que le taux historique estimé de 29% avec pegIFNα /RBV. La SVR12 était comparable entre les groupes de dose de DCV

Résumé des résultats de tolérance:

Le DCV + pegIFNα/RBV a été bien toléré; Aucun signal particulier de tolérance a été observé avec le DCV, les événements indésirables étaient typiquement ceux du traitement pegIFNα/RBV. Le taux des Evènements Indésirables Graves était bas (EIG rapportés chez environ 8.0 % des patients). Le taux des évènements indésirables conduisant à un arrêt prématuré était bas (environ 6.0 % des patients). Le profil de tolérance était comparable entre les différentes doses de DCV.

Conclusion :

  • The study met the primary efficacy endpoint; the SVR12 rate was 74% with DCV plus pegIFN/RBV and the lower bound of its 95% CI (69.5, 79.3) is higher than the estimated historical rate of 29% with pegIFNα/RBV

− SVR 12 rate was similar to those reported with this regimen in HCV monoinfected subjects

− Comparable SVR 12 rates with DCV doses of 30, 60, 90 mg/day

  • SVR12 rates were higher in GT-1 subjects without baseline NS5A polymorphisms at amino acid positions 28, 30, 31, or 93 vs with these polymorphisms; however, the overall SVR12 rates were only slightly reduced (GT-1a: < 2%; GT-1b: < 4%) due to the low prevalence of these NS5A polymorphisms.
  • DCV plus pegIFNα/RBV was well tolerated

− No unique safety signal was observed with DCV; AEs were typical of pegIFNα/RBV treatment

− Low rates of SAEs (overall: 8.0%)

− Low rates of AEs leading to discontinuation (overall: 6.0%)

− Safety profile was similar between DCV doses (30, 60, 90 mg/day)

  • HCV study therapy did not compromise HIV-control
  • DCV Ctrough was similar across the 30, 60, and 90 mg DCV dose groups in subjects on HAART
  • Exposure of DCV (dose-normalized to 60 mg) when co-administered with DRV/RTV or LPV/RTV was comparable to the historical control
ANRS CO21 CODEX (Contrôle de la CV VIH sans traitement)

Objectif : Chez les patients VIH-1 positif asymptomatiques depuis au moins 5 ans après infection par le VIH en absence de traitement antirétroviral, qu’ils répondent aux définitions de patients ALT et/ou HIC, étudier leur évolution clinique et immuno-virologique et définir les paramètres du virus et de l’hôte associés à la non-progression de l’infection.

Résultats

Conclusion: CD4 T cell nadir, level of residual HIV replication and levels of basal immune activation seem major determinants to progression in HICs, and should be considered in order to adjust their follow-up and optimize the timing of cART initiation

Discussion et conclusion :

  • The frequency of progression in our French cohort of HICs was 6.9% (considering only confirmed progressors) over a-5-year period
  • The CD4 T cells count, a history of blips, and a higher us HIV RNA VL at inclusion appear to be associated with virologic progression
  • Patients with higher CD4+ or CD8+ T cell activation and IP10 levels at inclusion are at risk of progression
  • All these parameters should be taken into account when stratifying at-risk patients, in order to adjust their follow-up and optimize the time at which cART is initiated.
ANRS129 BKVIR (mise sous traitement VIH + tuberculose)

Objectifs :

Principal : Etudier chez des patients infectés par le VIH-1, naïfs d’antirétroviraux et ayant une indication de traitement antirétroviral, qui présentent une infection à Mycobacterium tuberculosis évolutive, la proportion de succès d’une trithérapie par tenofovir DF-emtricitabine-efavirenz en monoprise journalière à S 48.

Secondaires : Etudier l’évolution des lymphocytes T CD4+ et de l’ARN VIH plasmatique ; la progression clinique de l’infection VIH ; la tolérance et les modifications des traitements de l’essai, les échecs virologiques.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2010 : “Optimizing patients’ management in HIV clinical trials: a new support system implemented in two trials of antiretroviral initiation (ANRS 129 and 130)” : télécharger l’abstract

Conclusion: A majority of clinical sites participating in the trials ANRS 129 BKVIR and 130 APOLLO included patients in the support care system. This approach allowed a multidisciplinary management of patients included in the trials. Our data suggest a positive impact of this support procedure on trial adherence.

ANRS130 APOLLO (mise sous traitement VIH)

Objectifs :

Principal : L’objectif principal de l’essai est d’étudier l’efficacité immunologique d’une stratégie d’induction-maintenance utilisant l’intensification initiale d’une trithérapie antirétrovirale par l’enfuvirtide. L’efficacité de cette stratégie sera évaluée chez des patients naïfs d’antirétroviraux présentant une immunodépression sévère conduisant à un risque élevé de progression de leur maladie.

Secondaires : Comparer entre les deux groupes (avec ou sans intensification par l’enfuvirtide) à S24 et S48 : la progression clinique de l’infection VIH ; la fréquence de survenue d’un syndrome de restauration immunitaire ; la fréquence de survenue des événements indésirables liés ou non aux traitements de l’essai ; l’évolution des lymphocytes T CD4+ (CD4) et de l’ARN VIH-1 plasmatique ; les mutations de résistance apparaissant en cas d’échec virologique ; les modifications des traitements de l’essai ; l’évolution de l’ADN proviral du VIH ; l’évolution de l’ADN du VHB (patients Ag Hbs+) ; l’observance et la qualité de vie.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2010 : “Optimizing patients’ management in HIV clinical trials: a new support system implemented in two trials of antiretroviral initiation (ANRS 129 and 130)” : télécharger l’abstract

Conclusion: A majority of clinical sites participating in the trials ANRS 129 BKVIR and 130 APOLLO included patients in the support care system. This approach allowed a multidisciplinary management of patients included in the trials. Our data suggest a positive impact of this support procedure on trial adherence.

ANRS 134 COPHAR-3 (Mise sous traitement VIH)

Objectifs

Principal : Description des paramètres pharmacocinétiques de l’atazanavir en association avec du ritonavir(300mg/100mg), du ténofovir et de l’emtricitabine chez des patients infectés par le VIH, naïfs de traitement antirétroviral.

Secondaires : Etude de : la variabilité intra et interindividuelle des concentrations plasmatiques d’atazanavir et de ritonavir, en association au ténofovir et à l’emtricitabine et des concentrations plasmatiques et intracellulaires d’emtricitabine et de ténofovir entre S4 et S24, la concordance entre l’adhésion à l’association atazanavir/ritonavir + 2 INTI combinés (ténofovir + emtricitabine) en une prise par jour, mesurée par des piluliers électroniques (MEMS) et l’auto-questionnaire ANRS, en terme de «compliance» (respect des modalités de prise et régularité des prises) et de «persistance» (poursuite du traitement de l’étude jusqu’à la fin de l’essai), l‘impact de l’adhésion sur la variabilité des concentrations résiduelles observées, la réponse immunologique évaluée par le taux de lymphocytes CD4 de S4 à S24, la réponse virologique évaluée par le % de patients ayant une charge virale < 50 copies/mL de S8 à S24 ; la décroissance de la charge virale de S0 à S24, les liens entre les concentrations d’antirétroviraux et la réponse virologique au cours de l’étude et à S24, la toxicité clinique et biologique.

 Résultats :

Conclusion : En conclusion, suite à cette étude, nous pouvons mieux définir les caractéristiques des personnes face aux antirétroviraux testés et les facteurs importants pour une bonne efficacité de ceux-ci. Les bouchons électroniques nous ont permis d’évaluer l’influence des fluctuations des horaires de prise des médicaments et de l’observance. Il est possible que nous puissions ainsi mieux expliquer l’efficacité du traitement, ou ses limites, et chez certaines personnes, adapter le traitement pour qu’il soit plus efficace.

  • Abstract IAS 2010: “ Virological response to atazanavir, ritonavir and tenofovir/emtricitabine: relation to individual pharmacokinetic parameters and adherence measured by medication events monitoring system (MEMS) in naïve HIV-infected patients (ANRS134 trial)” : télécharger l’abstract

Conclusion:

Adherence records by MEMS allow quantification of individual drug exposure and may explain immunovirological response taking into account patient characteristics at treatment initiation.

ANRS 138 EASIER (Switch)

Objectifs

Principal : Comparer entre les deux bras de l’essai (maintien du traitement antirétroviral en cours avec enfuvirtide ou substitution de l’enfuvirtide par l’inhibiteur de l’intégrase MK-0518) les proportions de patients qui auront présenté un échec virologique entre J0 et S24.

Secondaires : événements VIH, tolérance clinique et biologique, étude de la restauration immunitaire, pharmacogénétique du MK-0518, interactions pharmacologiques MK-0518 et tipranavir, darunavir, diffusion du MK-0518 dans le compartiment génital masculin, qualité de vie et observance.

Résultats :

Conclusion : Après 24 semaines, la substitution de l’ENF par RAL au sein d’une combinaison ARV active était virologiquement non inférieure à la poursuite de l’ENF.

La tolérance était bonne, avec la survenue de peu d’évènements de grade 3 ou 4, mais de fréquence plus élevée dans le bras RAL.

  • Poster CROI 2010 : Résultats à la semaine 48 de la quantification de l’ADN VIH Total et des formes 2-LTR : Télécharger le poster

Conclusion : In patients virologically controlled with potent regimens, including integrase inhibitor, the evolution of the viral reservoir illustrated by the HIV-1 DNA level is stable and non-dynamic within the 48-week short-term of follow up.

  • Poster CROI 2010 : Comparaison des génotypes de résistance VIH ARN et ADN à l’inclusion :  Télécharger le poster

Conclusion: In heavily treatment-experienced patients with controlled viremia, resistance testing performed on HIV-DNA lacks sensitivity compared to the cumulated drug-resistances from previous plasma genotypes and therefore can not be solely use to select an active antiretroviral regimen. These results have implications for the clinical management of patients, and the design of switch studies.

  • Abstract IAS 2009 : “ Switch from enfuvirtide to raltegravir in virologically suppressed multidrug-resistant HIV-1 infected patients: final results of the randomized ANRS 138 trial (EASIER)” : télécharger l’abstract

Conclusion:

In patients with multidrug-resistant HIV-infection receiving a suppressive antiretroviral regimen, a switch to raltegravir was safe, well tolerated and virologically non inferior to the maintenance of enfuvirtide

  • Abstract IAS 2009: “ The impact of raltegravir on TCR rearrangement processes may lead to reduced thymic output. A sub-study of the ANRS 138 easier trial” : télécharger l’abstract

Conclusion:

In the absence of increased T-cell activation, the observed decrease in sjTREC frequency under raltegravir might be related to raltegravir-induced decrease of thymic function through inhibition of T-cell receptor rearrangements. These data require confirmation on other patient populations

  • Abstract IAS 2011: “Incidence and risk factors for liver enzymes elevations (LEE) in highly treatment-experienced patients switching from ENF (ENF) to RAL (RAL): sub-study of the ANRS-138 easier trial ” :  télécharger l’abstract

 Conclusion:

The incidence of LEE was quite high in these patients switching to a RAL-based regimen. RAL itself was not associated with LEE whereas TPV/r was significantly associated with an increased risk of LEE.

ANRS 139 TRIO

Objectifs :

Principal : Etudier l’efficacité virologique à S24 d’une association de traitements antirétroviraux comprenant le raltegravir potassium (MK-0518), le darunavir/r (TMC114/r) et l’etravirine (TMC125) chez des patients infectés par le VIH-1 en échec virologique et porteurs de virus multi-résistants.

Secondaires : 1) d’étudier l’efficacité de cette association définie par : -l’obtention d’un ARN VIH-1 plasmatique inférieur à 50 copies à S48, inférieur à 400 copies à S24, inférieur à 400 copies à S48 ; l’évolution de l’ARN VIH-1 plasmatique entre S00 et S48 ;  l’évolution des lymphocytes T CD4+ entre S00 etS48 ; l’évolution de l’ADN proviral et de l’ADN circularisé entre S00 et S48.

2) de déterminer la tolérance de cette association.

3) d’évaluer l’observance thérapeutique avec cette association.

4) de déterminer les facteurs sociodémographiques, cliniques, immunologiques, pharmacologiques et virologiques associés au succès virologique.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2009 : “Efficacy and safety of raltegravir plus etravirine and darunavir/ritonavir in treatment-experienced patients with multidrug-resistant virus: 48-week results from the ANRS 139 TRIO trial” : télécharger l’abstract

Conclusion: Raltegravir, etravirine and darunavir/r combination was well tolerated and provided potent and durable virological suppression in patients with resistant viruses and limited treatment options.

ANRS 140 DREAM (Switch)

Objectif : Cet essai avait pour objectif de comparer l’efficacité et la tolérance de 2 stratégies de traitement contre le VIH sur 2 ans : une monothérapie par lopinavir/ritonavir (Kaletra) et une trithérapie par efavirenz/emtricitabine/tenofovir fixée (Atripla).

Résultats

Conclusion :

Cet essai n’a pas permis de démontrer que Kaletra® en monothérapie pendant 2 ans était aussi efficace qu’un traitement par trithérapie (Atripla®). Ce résultat peut s’expliquer en partie par le faible nombre de participants effectivement inclus dans l’essai : il était prévu d’inclure 420 participants mais cet objectif n’a pu être atteint malgré la prolongation de la période d’inclusion.

Bien que la proportion de participants avec une charge virale indétectable au bout de 2 ans soit plus faible que celle attendue, la majorité des participants du groupe Kaletra® présentait de nouveau une charge virale indétectable après intensification du traitement antirétroviral.

Aucun impact négatif sur la sécurité, la répartition des graisses et la fonction neurocognitive (fonctions liées au cerveau telles que la mémoire ou le langage) n’a été rapporté au bout de 2 ans.

ANRS 147 OPTIPRIM (Primo-infection VIH, mise sous traitement)

Objectifs :
Principal : Evaluer l’impact de 24 mois d’un traitement antirétroviral optimisé versus une trithérapie classique sur les réservoirs, mesuré par l’ADN-VIH dans les PBMC, chez des patients traités en primo-infection à VIH-1 aiguë ou récente.

Secondaires : Comparer les deux bras sur les niveaux d’ARN-VIH plasmatique et les niveaux d’ADN-VIH, l’évolution des Lymphocytes T CD4 et CD8, la progression de l’infection VIH, l’observance, estimer le nombre et le type de mutations de résistance sur les gènes de la protéase, de la transcriptase inverse, et/ou de l’intégrase en cas d’échec virologique, évolution des troubles métaboliques cliniques et biologiques, évaluation des symptômes ressentis

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2013 : “ Impact of 12 months HAART on cell-associated HIV-DNA in acute primary HIV-1 infection in the OPTIPRIM-ANRS 147 trial ” : télécharger l’abstract

Conclusion: This is the first trial showing such a rapid and intense decrease in cell-associated HIV-DNA within one year. This probably results from initiation of HAART very early after HIV infection.

ANRS 163 MONOI

Objectifs :

Principal : Evaluer la capacité à maintenir le succès virologique, c’est à dire l’absence d’échec virologique défini par la survenue de deux valeurs successives de charge virale (CV) > 400 copies/ml, d’une stratégie de monothérapie d’IP boosté avec le darunavir versus le maintien d’une trithérapie comprenant 2 INTI + darunavir/r, chez des patients infectés par le VIH-1, ayant une charge virale indétectable de façon prolongée.

Secondaires : Comparer entre les 2 groupes la proportion de patients ayant un CV< 50 cp/ml, entre 50 et 400 cp/ml et > 400 cp/ml ; le délai d’apparition d’échec viro ; le profil des mutations de résistances apparues au cours de l’essai ; la proportion de patients arrêtant la stratégie attribuée et le délai de cet arrêt ; l’évolution des lymphocytes CD4 ; l’incidence des effets indésirables ; l’évolution du métabolisme glucido-lipidique ; l’évaluation de la CV J0, S48, S96 au sein du compartiment génital masculin (40 patients) ; l’évolution de la répartition des graisses (160 patients amdt 3) ; l’évolution de l’observance et des symptômes ressentis par autoquestionnaires. La proportion de patients ayant un ARN VIH < 50 cp/ml après réintroduction des INTI en cas d’échec virologique dans le bras monothérapie d’IP. Facteurs prédictifs du taux de succès.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2009 : « Efficacy of darunavir/ritonavir as single-drug maintenance therapy in patients with HIV-1 viral suppression: a randomized open-label non-inferiority trial, MONOI-ANRS 136” : télécharger l’abstract

Conclusion: In the PP population, DRV/r monotherapy showed non-inferior efficacy versus 2NRTI + DRV/r although the ITT population provided slightly discordant results.

ANRS CO1 EPF

Objectifs :

Principal :

1) Décrire l’évolution au cours du temps du taux de transmission mère-enfant du VIH et de sa prévention (PTME) ; 2) identifier les facteurs de risque de transmission et les situations de vulnérabilité à l’ère des cART ; 3) évaluer la tolérance des stratégies de PTME sur le déroulement et l’issue des grossesses et chez les enfants non infectés par le VIH

Secondaires :

1) Constituer un réseau facilitant la réalisation d’essais thérapeutiques nationaux ou internationaux et d’études physiopathologiques ou sociologiques non envisageables en routine ; 2) Maintenir un échange d’informations interactif et une diffusion des connaissances au sein d’un réseau de professionnels motivés mais non spécialistes du sujet

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2010: “Effects of intensified prophylaxis during the post-natal phase on mother-to-child transmission of HIV-1. The ANRS CO1- French Perinatal Cohort EPF” : télécharger l’abstract
    Conclusion : These data support the use of post-natal intensification when the mother does not receive therapy during pregnancy. When the mother’s viral load is controlled at delivery, intensification seems not offer significant added protection. Regarding mothers with high delivery viral load despite ART, we showed no association with post-natal intensification, but lack of powerful and bias cannot be excluded considering the unexpected low proportion of neonates receiving intensification in this situation. These findings may lead to a new prophylactic approach in case of HIV diagnosis in the delivery room
  • Abstract pour IAS 2011 : “Mode of delivery in HIV-infected women in France between 2005 and 2009” : télécharger l’abstract

Conclusion: Among women with VL >400 cp/mL, one quarter delivered vaginally, but, overall, this situation was very rare: only 2.2% of all women included. Planned CS was performed in one third of women with well controlled VL near delivery, including 18% with no other indication than HIV infection.

ANRS CO5 VIH2 (Cohorte de patients infectés par le VIH2)

Objectifs :

Principal :
Étudier l’infection par le VIH-2 chez les patients adultes suivis en France.

Secondaires :
Décrire les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des patients infectés par VIH-2 et les caractéristiques immuno-virologiques de l’infection ; étudier la progression clinique et immunologique de l’infection par VIH-2, les facteurs pronostiques de cette évolution et la réponse au traitement antirétroviral; contribuer à l’identification des stratégies et combinaisons antirétrovirales les plus adaptées aux particularités de l’infection et à l’élaboration des recommandations de prise en charge ; permettre une évaluation des pratiques de prise en charge des patients suivis dans les centres hospitaliers français ; fournir une banque de données clinico-biologiques et de prélèvements permettant la réalisation d’études virologiques et/ou immunologiques sur l’infection par VIH-2.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2013 : “ Transmitted drug resistance in HIV-2-infected antiretroviral-naïve patients from the French HIV-2 cohort ANRS CO05” : télécharger l’abstract

Conclusion: A prevalence of 5.0% of transmitted DRM was observed in these antiretroviral-naïve viremic HIV-2-infected patients issued from the French HIV-2 Cohort. This prevalence was in similar range to that reported in Ivory Coast or Portugal. Tropism analysis showed that 10% of HIV-2-infected patients displayed X4/Dual-Mixed virus.

Conclusion: In this first study assessing the prevalence of MRV in HIV-2 infection, we observed a two to three-fold higher prevalence of DRM in antiretroviral-naïve patients when 1% detection threshold of mutations was used compared to 20% threshold.
Similar results between the two technologies have been described in HIV-1 antiretroviral-naïve
patients (Todesco et al., IHDRW 2015; Simen et al., J Infect Dis, 2009).
In addition, X4 minority variants were detected in the majority of patients.
This survey showed moderate transmitted drug resistance prevalence. Even if there is no need to test for baseline genotypic resistance in clinical practice with this prevalence rate, these data do show the need to establish a longitudinal survey on TDR in HIV-2 patients in France.

  • Abtract et présentation affichée pour la CROI 2016 : “ HIV-2 Group A in France Displayed 2 Clades With Distinct Geographical Origins” : télécharger l’abstract et télécharger la présentation affichée
    Conclusion: This study provides an enhanced understanding of the geographical and genetic diversity of HIV-2. It highlights the co-circulation of two distinct group A clades in France.
  • HIV-2 A1 clade seems to be strongly linked to the countries present along the western coasts of Africa, while A2 clade and B groups seem to have emerged in Mali and Ivory Coast. This is likely explained by an ancient divergent event, followed by founder effects.
  • These findings need to be further explored using dated phylogenies and phylogeographic analysis through molecular inference analyses.
ANRS CO6 PRIMO (Primo-infection VIH)

Objectifs :

Suivre dans le temps des patients infectés depuis moins de 3 mois par le VIH-1.

  1. Améliorer les connaissances physio-pathologiques sur la primo-infection VIH

– Étude des mécanismes immunitaires impliqués précocement après la contamination

– Cinétique de la réplication virale et constitution des réservoirs cellulaires à un stade précoce

– Relations entre marqueurs virologiques et dynamique de la réponse immunitaire

– Impact des mutations de résistance, du sous-type et du tropisme sur la progression de la maladie et la réponse au traitement

– Etude de sous-groupes de patients particuliers, controllers spontanés ou après arrêt de traitement suivis depuis la primo-infection, sujets porteurs d’allèles HLA particuliers

  1. Evaluer l’impact des traitements précoces, transitoires ou prolongés, versus traitements différés, sur le pronostic à long terme des patients pris en charge dès la primo-infection, en termes d’activation/inflammation et de baisse de réservoirs viraux
  1. Contribuer à documenter l’épidémiologie de l’infection VIH :

– modes de transmission
– comportements sexuels des sujets après le diagnostic
– Evolution calendaire de la diversité des souches virales transmises (résistances aux ARV et sous-types)
– Evolution calendaire du niveau des marqueurs en primo-infection

  1. Contribuer aux recommandations nationales de prise en charge thérapeutique, évaluer leur mise en œuvre
  1. Utiliser les données observationnelles de la cohorte pour l’élaboration d’essais thérapeutiques en primo-infection et poursuivre le suivi post-essai à long terme

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2011 : “ Acute pro- and anti-inflammatory plasma biomarkers of T cell activation setpoint levels and disease progression in HIV-1 infection ”: télécharger l’abstract

Conclusion: RP and P showed both a significant increase of pro-inflammatory and anti-inflammatory soluble factors in their plasma. In addition, during PI, the soluble factors associated with IA and T CD4+ counts at the immunological setpoint were respectively IL-18, TGF-b1 and IP-10, MCP-1. The quantification of such soluble factors in plasma during acute infection could lead to better understanding of early stages of the disease and by consequence to prevent its progression.

  • Abstract pour IAS 2015 : “Sexually transmitted infection (STI) incidence in men who have sex with men (MSM) followed since primary infection stage in the French ANRS-PRIMO cohort” : télécharger l’abstract

Conclusion: In these HIV-infected MSM, STIs incidence has risen over calendar time, in syphilis as well as in other bacterial infections. Although they may be underestimated because of under-reporting or under-diagnosis, these incidence rates were high, particularly when the viral load is detectable. With the diffusion of the concept of Treatment as HIV Prevention, efforts should be done to help MSM to prevent transmission of other STIs.

  • Abstract pour IAS 2015 : “Sexual behaviour and viral load in MSM HIV-diagnosed at primary infection stage and followed in the French ANRS – PRIMO cohort” : télécharger l’abstract

Conclusion: In these MSM, inconsistent condom use has increased since the beginning of 2000s and more dramatically after 2010. We can assume that the concept of TasP is widespread in recent years and assign to it this kind of disinhibition in HIV-infected MSM, but no association was observed with VL. Efforts should be done to inform patients about the impact of treatment on HIV-transmission and the importance to know their VL.

ANRS CO8 APROCO-COPILOTE (cohorte)

Objectif :

Principal : étudier les déterminants, liés notamment à l’observance et à tolérance, des effets à long terme des antirétroviraux hautement actifs dans le contexte de la pratique de la prise en charge chez les patients infectés par le VIH-1 mis pour la 1e fois sous inhibiteur de protéase en 1997-99.

Secondaires : déterminer la part des polymorphismes génétiques de l’hôte dans la progression de l’infection et la survenue d’effets indésirables graves ; étudier la charge virale et la résistance aux antirétroviraux dans le compartiment plasmatique ou cellulaire, en relation avec les concentrations des antirétroviraux au cours du temps.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2013 : “ Alcohol consumption and cardiovascular disease (CVD) in HIV-infected patients receiving antiretroviral treatment (ART): results from the ANRS CO8 APROCO-COPILOTE cohort” : télécharger l’abstract

Conclusion: As in the general population, moderate alcohol consumption seems to play a protective role in the onset of CVD in HIV-infected patients receiving ART. Further research is needed, however, to understand to what extent moderate alcohol use remains beneficial in patients with comorbidities.

  • Abstract pour IAS 2012 : “CD4+ cell count ≥200 cells/mm3 and moderate alcohol consumption in HIV-positive patients over 11 years of antiretroviral therapy: evidence of protection against coronary and other arterial disease events” : télécharger l’abstract

Conclusion: In the long term, CD4+ cell count ≥200 cells/mm3 and moderate alcohol consumption remain the principal factors associated with a lower risk of CADE. Combined interventions to reduce CADE risk-related behaviors and sustain ART adherence in HIV-infected individuals are now a clinical and public health priority.

  • Abstract pour IAS 2013 : “Socio-behavioural determinants of mortality in HIV-infected patients receiving combined antiretroviral treatment (cART): results from the ANRS CO8 APROCO-COPILOTE cohort” : télécharger l’abstract

Conclusion:  Higher social status and moderate alcohol consumption seem to play a protective role on mortality in HIV-infected patients receiving ART. The potential benefits of moderate alcohol consumption need greater exploration in different socio-cultural contexts.

  • Abstract pour IAS 2015 : “Factors associated with incomplete immunologic recovery in HIV-infected patients with clinical and virologic success after 10 years of antiretroviral therapy: a prospective cohort study” : télécharger l’abstract

Conclusion: In this population having started antiretroviral therapy with first generation PI, long-term immunologic recovery was rarely complete after 10 years of antiretroviral therapy despite clinical and virological success. Failure to achieve long-term immunologic response was not associated with baseline immunological parameters but with immunologic response during the first year of treatment, as well as with less complex therapeutic history and shorter duration of treatment interruptions.

  • Abstract pour IAS 2015 : “Persistent effect of early (M4) adherence to antiretroviral treatment on long-term virological response in HIV-infected patients: results from the 11-year follow-up of the ANRS CO8 APROCO-COPILOTE cohort” : télécharger l’abstract

Conclusion: Adherence in the first 4 months of PI-containing ART remained a significant predictor of the long-term (11 years) stable virological response, even after adjusting for time-varying maintenance adherence.

  • Présentation affichée pour les JNI 2015 : “Le rapport CD4/CD8 est associé aux cancers mais pas aux autres événements non classant SIDA chez les personnes vivant vace le VIH (PVVIH) sous traitement antirétroviral (ART). Cohorte APROCO/COPILOTE ANRS CO8” : télécharger le poster

Conclusion :

– Le rapport CD4/CD8 augmente progressivement mais reste < 1 chez la majorité des PVVIH traités efficacement.
– Dans cette cohorte, les événements non sida sont fréquents mais ne sont pas associés au rapport CD4/CD8 lorsqu’on les considère globalement. La contradiction avec les publications précédentes sur le sujet (Serrano-Vilar, Plos Pathogens 2014; Mussini Lancet HIV 2015) s’explique peut-être en partie par les qualités de la cohorte APROCO/COPILOTE, un suivi prolongé et une analyse soigneuse et exhaustive de la morbidité.
– La plupart des événements non sida sont liés au mode de vie et au vieillissement et sont donc peu susceptibles d’être influencés par l’activation immune ou l’immunosénescence.
– Les cancers sont plus dépendants du contrôle immunitaire ce qui pourrait expliquer leur association avec une restauration incomplète du rapport CD4/CD8.
– En pratique, un rapport CD4/CD8 < 0,5 est associé à un sur-risque important de cancer et pourrait donc justifier d’une stratégie plus intensive de prévention et de dépistage du cancer.

ANRS CO9 COPANA

Objectifs :

Principal : étudier le pronostic à court, moyen et long terme des patients infectés par le VIH récemment diagnostiqués

Secondaires : étudier l’impact des traitements de l’infection VIH sur la morbidité et la mortalité, les facteurs liés à la réponse aux traitements, les complications cliniques et biologiques, leurs conséquences, en particulier la lipodystrophie et les anomalies métaboliques, les facteurs associés, en particulier génétiques, les aspects liés au vieillissement des participants, étudier l’évolution des conditions de vie et des comportements des patients à distance de leur dépistage, en particulier vis-à-vis de la sexualité et de la reproduction, et des inégalités de santé. Etudier l’adhésion thérapeutique au long cours

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2010 : « Impact of HIV disease severity on the risk of work cessation in France in 2004-2008: results from the ANRS-COPANA cohort” : télécharger l’abstract
    Conclusion: Our results do not support the existence of a deleterious effect of HIV disease severity on the risk of work cessation in the most recent period in France.
  • Abstract pour IAS 2013 : “Lower immunologic response to cART in HIV-infected migrants from Sub-Saharan Africa compared to non-migrants in France: the ANRS-COPANA cohort” : télécharger l’abstract
  • Article publié dans PLOS ONE (aout 2013): “Is Clinical Practice Concordant with the Changes in Guidelines for Antiretroviral Therapy Initiation during Primary and Chronic HIV-1 Infection? The ANRS PRIMO and COPANA Cohorts” : télécharger l’article

Conclusion : HIV ART initiation guidelines are largely followed by practitioners in France. What can still be improved, however, is time to treat when CD4 cell counts reach the threshold to treat. Risk factors for lack of timely treatment highlight the need to understand better how patients’ living conditions and physicians’ perceptions influence the decision to initiate treatment.

ANRS CO10 EPF (Cohorte d’enfants infectés par le VIH)

Objectifs :

Principal :
Etudier : 1) les conditions d’accès à un traitement précoce ; 2) les évolutions de prise en charge sur le long terme et leur impact sur la croissance, le pronostic clinique et immunovirologique, l’adhérence aux traitements, les conditions de vie, les prises de risque à l’adolescence et l’entrée dans la vie adulte en relation avec la cohorte ANRS CO19 Coverte

Secondaires :
1) Comparer la prise en charge et le pronostic des enfants et des adultes ; 2) Favoriser les collaborations internationales pour comparer les modalités de prise en charge et leur impact, et augmenter la puissance pour certaines analyses ; 3) Maintenir un échange d’informations interactif et de haut niveau au sein du réseau des pédiatres spécialisés dans la prise en charge du VIH pédiatrique.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2011 : “ Pubertal development and reproductive health of adolescents born to HIV-infected mothers” : télécharger l’abstract

Conclusion: Compared with international norms (Marshall and Tanner, 1969; Marshall and Tanner, 1970), these first results on pubertal development seem to show no delay at the onset of puberty in HIV-infected adolescents.

  • Abstract pour IAS 2015 : “HIV-1 virological remission for more than 11 years after interruption of early initiated antiretroviral therapy in a perinatally-infected child” : télécharger l’abstract

Conclusion: This case provides first-time evidence that very long-term HIV-1 remission is possible in perinatally-infected-early-treated children, with similar characteristics as reported in adult post-treatment controllers.

ANRS CO13 HEPAVIH (Cohorte patients VIH/VHC)

Objectif :

Objectif principal : mieux préciser l’histoire naturelle de la co-infection VIH-VHC en termes de morbidité et de mortalité et ses déterminants, et de mieux comprendre les interactions entre ces deux virus et leurs traitements.

Objectifs spécifiques :

  • Objectifs à court terme (1 à 2 ans) : Décrire les caractéristiques des patients co-infectés par le VIH et le VHC; analyser les facteurs associés à une prise en charge de l’hépatite C, à la mise sous traitement, à la poursuite ou à l’arrêt du traitement de l’hépatite C (facteurs socio-comportementaux, immuno-virologiques, épidémiologiques ou autres) ; valider la performance sur le terrain des marqueurs de substitution à la ponction biopsie hépatique, comme le Fibrotest, le Fibroscan ou le Fibromètre et de définir les populations qui peuvent en bénéficier en routine.
  • Objectifs à moyen terme (3 à 4 ans) : Réaliser une étude observationnelle de l’évolution des hépatites sous traitement anti-VHC dans le contexte des antirétroviraux, en dehors du contexte d’essais thérapeutiques; étudier la tolérance clinique et biologique des traitements dirigés contre le VIH et le VHC ; étudier l’impact du traitement anti-VHC sur l’observance du traitement anti-VIH et la qualité de vie des patients ainsi que sur la réponse immuno-virologique au VIH.
  • Objectifs à long terme (5 ans) : Etudier l’histoire naturelle des hépatites chroniques chez les patients co-infectés par le VIH, en particulier au stade de cirrhose ; analyser les facteurs (viraux, génétiques, environnementaux et de l’hôte) associés à une réponse au traitement anti-VHC ou à l’évolution de la fibrose, vers une maladie hépatique décompensée ou un carcinome hépatocellulaire ; évaluer l’effet des antirétroviraux sur l’évolution des hépatites non traitées ; étudier les interactions potentielles entre les différents virus des hépatites chez les patients co-infectés à la fois par le VHC, le VHB voire le virus delta, sous réserve de la taille suffisante des sous-groupes concernés.

Objectif de la nouvelle phase : Phase d’inclusion numéro 3 (à partir du 1er trimestre 2014)

Objectif principal : Etudier l’accès, la réponse et la tolérance aux nouvelles molécules anti-VHC et déterminer les facteurs associés (virologiques, pharmacologiques, environnementaux et sociaux) à la réponse et à la tolérance en soins courants chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC.

Objectifs spécifiques : ces objectifs sont regroupés en plusieurs grands domaines d’investigation :

  1. Objectifs cliniques

– Estimer l’effet des nouvelles molécules (multi-thérapies) sur l’évolution clinique (fibrose, survenue des évènements hépatiques et non hépatiques) des patients co-infectés par le VIH et le VHC en soins courants, y compris dans les populations particulières (patients ayant une hépatopathie sévère, hémophiles, hémodialysés …).

– Décrire l’accès aux nouvelles molécules et les caractéristiques des patients recevant une des nouvelles molécules

– Déterminer les facteurs associés à l’évolution de la maladie hépatique (fibrose, autres évènements hépatiques) avec les nouvelles combinaisons anti-VHC en soins courants

– Décrire la tolérance clinique et biologique aux nouvelles molécules et combinaisons anti-VHC en soins courants chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC

– Fournir des estimations de la réponse virologique et de la tolérance (y compris à long terme) aux nouvelles molécules anti-VHC et à leurs combinaisons en soins courants et identifier les facteurs associés (viraux, génétiques, environnementaux et de l’hôte)

  1. Objectifs virologiques

– Evaluer la fréquence de survenue des résistances.

– Identifier et caractériser les mutations de résistance observées en cas d’échec aux traitements.

– Suivre l’évolution de variants résistants sélectionnés.

– Analyser les facteurs associés pré et per-thérapeutiques liés à l’émergence de résistance.

– Etudier l’impact du polymorphisme génétique sur la réponse aux traitements.

– Evaluer l’impact des variants résistants minoritaires avant traitement sur la réponse thérapeutique.

  1. Objectifs pharmacologiques

– Evaluer les interactions entre les nouvelles molécules anti-VHC, et les molécules antirétrovirales VIH et la ribavirine.

– Déterminer la posologie de ribavirine (RBV) optimale au sein des combinaisons thérapeutiques comprenant cette molécule.

  1. Objectifs de Santé publique

– Décrire l’accès à et l’utilisation de ces nouvelles combinaisons thérapeutiques en France et comparer au cours du temps les caractéristiques psychosociales, comportementales et médico-biologiques des patients traités et non traités.

– Etudier les interactions entre les comportements d’observance à ces nouveaux traitements anti-VHC et l’observance au traitement antirétroviral.

– Evaluer le vécu des patients avec ces nouveaux traitements, en termes de qualité de vie et de toxicité perçue (symptômes ressentis) au début et à l’arrêt des traitements.

– Comparer les critères précités entre les patients recevant ces nouveaux traitements et ceux traités jusqu’à présent par pegIFN + RBV.

– Evaluer le rapport coût-efficacité des nouveaux traitements

  1. Objectifs méthodologiques

– Adapter des méthodes biostatistiques déjà mises au point pour l’analyse des données de cohortes observationnelles telle que les modèles marginaux structuraux au contexte de la co-infection par le VIH et le VHC, pour estimer les effets des traitements et pour déterminer le moment optimal pour débuter un traitement anti-VHC.

Résultats

  • Diaporama «État des lieux de l’infection par le VHC dans les cohortes de patients monoinfectés et co-infectés (ANRS CO12-CirVir & CO13-HepaVIH) » : télécharger le diaporama
  • Abstract IAS 2009 : «Role of antidepressants in relieving the impact of fatigue in HIV-HCV co-infected patients: results from the HEPAVIH French cohort (ANRS Co13)”  : télécharger l’abstract

Conclusion :

Systematic screening for depression followed by combined management of depression, fatigue and perceived symptoms can potentially improve the QOL of HIV-HCV co-infected patients and relieve the burden of living with a dual infection.

  • Abstract IAS 2010 : “ Patient and physician barriers to HCV treatment in HIV-HCV coinfected individuals: results from ANRS CO13 HEPAVIH cohort” : télécharger l’abstract

Conclusion :

Access to HCV treatment is influenced not only by clinical characteristics but also by physicians’ experience and patients’ beliefs about treatment effectiveness and toxicity. Improved communication between patients and their physicians about the degree and durability of HCV treatment benefits and the management of possible side-effects is a priority especially in patients bearing the burden of a double chronic infection.

ANRS CO15 ALT

Objectif :

Définir un ensemble de paramètres cliniques, virologiques et immunologiques associés à la persistance d’un état clinique asymptomatique depuis 8 ans et plus après infection par le VIH.

Résultats:

  • Abstract pour IAS 2009 : “Specific phenotypic and functional features of natural killer cells from HIV-infected long-term non-progressors and HIV-controllers”: télécharger l’abstract

Conclusion: These results show that NK cells from LTNP and HIV-controllers display phenotypic and functional features, which suggests a consistent continuous involvement of the innate immune response in the control of AIDS pathogenesis.

  • Abstract pour IAS 2015 : “Characterization of anti-gp41 antibodies eliciting viral neutralization and protecting against CD4 depletion in long-term non-progressors” : télécharger l’abstract
ANRS CO18 HIV CONTROLLERS (Contrôle de la CV VIH sans traitement)

Objectifs :

Principal : Assurer le suivi sur le long terme des patients « HIV controller » pour documenter leur évolution clinique et immuno-virologique et en particulier les pertes de contrôle du VIH.

Secondaires : Caractériser la fréquence des échappements immunologiques (baisse des T4) et/ou virologiques (augmentation de la charge virale) transitoires ou permanents ; comprendre leurs mécanismes par des études immunologiques (en particulier des fonctions lymphocytaires) et virologiques (recherche de surinfection ou de mutations) ; déterminer les facteurs prédictifs de ces échappements ; préciser l’impact d’une infection VIH prolongée sans antirétroviraux sur la santé des patients controllers ; étudier la dynamique de lymphocytes T4 pendant le contrôle virologique prolongé ; permettre des études sur la qualité de vie et le vécu psycho-social de ces patients; permettre des collaborations internationales avec d’autres cohortes comme CASCADE et COHERE pour l’étude du mode d’installation du contrôle virologique après la contamination et le pronostic à long terme des patients HIV controllers ; permettre la poursuite des études de physiopathologie pour identifier les mécanismes conduisant au contrôle de la réplication virale ; étendre les études de génomique requérant un nombre important de sujets.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2011 : “Intrinsic resistance to HIV-1 of macrophages and CD4+ T cells from HIV controllers” : télécharger l’abstract

Conclusion: Our results point to a contribution of intrinsic cell resistance to the control of infection and the containment of viral reservoir in HIC.

Conclusion: The presence of a high avidity subset within the pool of Gag293-specific memory CD4+ T cells is unique to HIV Controllers.

  • Abstract pour IAS 2012 : “HIV controllers maintain a population of highly efficient Th1 effector cells in spite of persistently low viral antigenemia” : télécharger l’abstract

Conclusion: HIV Controllers maintained a population of highly efficient Th1 effectors directed against Gag in spite of a persistently low antigenemia, while patients treated in the long-term showed a loss of CD4 effector functions.

 We previously reported that HIV Controllers harbored a unique population of CD4+ T cells expressing high avidity TCRs directed against Gag293. We propose that high avidity drives continuous Th1 effector differentiation in response to low antigen concentrations and explains the persistence of an activated antiviral response in HIV Controllers.

  • Abstract pour IAS 2014 : “HIV controllers have activated NK cells with a particular NK cell receptor profile and higher degranulation capacity” : télécharger l’abstract

Conclusion: HIC patients showed higher expression of CD158e (KIR3DL1/ KIR3DS1), DX9 (KIR3DL1), and NKp44 receptors compared to VIR patients or ND individuals suggesting a functional activation phenotype. Accordingly, degranulation capacity and production of IFN-γ was higher in HIC individuals. Unexpectedly, HIC individuals have lower expression of NKG2D receptor on NK cells than control groups. Degranulation and NKp46 expression were positively correlated to CD8 T cell-mediated HIV viral replication suppression capacity whereas NKG2D expression was negatively correlated. The CD8 suppression assay was done in cocultures of HIV infected CD4 T and CD8 T cells.

Conclusions: These results pointed out the cooperation between innate and adaptive immunity in HIC individuals and suggest a role of NK cells in the maintaining of HIV CD8 T cell responses in HIC individuals.

ANRS CO19 COVERTE (Cohorte de jeunes adultes infectés par le VIH par voie verticale ou pendant l’enfance)

Objectifs :

Principal :

Etudier la transition vers l’âge adulte et le devenir à long terme des jeunes infectés pendant l’enfance, principalement par voie périnatale, par le VIH-1 ou -2, en particulier :
– Etudier la transition vers l’âge adulte et ses répercussions sur le statut immunovirologique et clinique du point de vue de l’insertion scolaire et professionnelle, de l’entrée dans la sexualité et la vie reproductive, des conditions du passage d’un service pédiatrique vers un service de médecine d’adultes
– Etudier la réponse clinique, immunologique et virologique aux traitements antirétroviraux, le pronostic à moyen et long terme et la morbi-mortalité, selon l’âge et le stade de l’infection au moment de l’initiation des traitements et selon l’histoire thérapeutique
– Etudier l’incidence, l’expression et la réversibilité d’événements indésirables et leur lien avec les différentes stratégies thérapeutiques
– Etudier les marqueurs d’un possible vieillissement accéléré d’un point de vue métabolique (en particulier les marqueurs d’insulino-résistance, d’homéostasie glucido-lipidique), cardiovasculaire (notamment en termes d’athérosclérose et de rigidité aortique) et immunologique (phénotypage lymphocytaire)

Secondaire :

Comparer les modes de vie et comportements des jeunes infectés pendant l’enfance avec ceux d’adultes contaminés par le VIH plus tardivement, notamment ceux suivis dans les cohortes ANRS CO9 COPANA et ANRS CO6 PRIMO, ou atteints d’autres pathologies ayant débuté dans l’enfance.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2012: “Clinicians underestimate sexual risk behaviour in female patients with perinatally acquired human immunodeficiency virus infection: ANRS CO19 COVERTE cohort” : télécharger l’abstract

Conclusion: Age at first intercourse was similar in patients HIV-infected since childhood and in the French general population. Half of sexually active girls reported inconsistent condom use in the last year. Clinicians were aware of first sexual activity, but strongly underestimated at-risk sexual behaviour in girls and in those with medium and low levels of education. Active counselling could be actively recommended for these groups

ANRS EP49 EVARIST

Objectif :

Principal : Estimer la fréquence d’hommes HSH ayant du virus décelable dans le sperme

– sur DEUX prélèvements espacés d’un mois
– alors que la CV plasmatique est < 50 cp/ml depuis > 6 mois
– et n’ayant aucun symptôme d’IST

Secondaire : Décrire les facteurs associés à la présence de virus dans le sperme

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2013 : “HIV shedding in semen of men who have sex with men on efficient cART is associated with high HIV-DNA levels in PBMC but not with residual HIV-RNA viremia (ANRS EP49)”: télécharger l’abstract

Conclusion: This is the first longitudinal study focusing on HIV MSM with supressed bpVL and no symptom of STI. We show that HIV-RNA can be detected in semen of HIV-1 infected MSM despite successful cART, with a higher prevalence than previously published in heterosexual men. The size of blood HIV-1 reservoir predicts spVL detection.

ANRS HC 27 BOCEPREVIH (Traitement VHC)

Objectifs :

Principal : Estimer, chez des patients co-infectés VIH/VHC génotype 1, en échec après un traitement antérieur par bithérapie IFNpeg et ribavirine, le taux de réponse virologique soutenue (RVS) obtenu après un traitement associant IFNpeg, ribavirine et bocéprévir, administré pendant 48 à 72 S et de le comparer à un taux seuil de 20 %, taux au-delà duquel on considère qu’il y aurait un progrès thérapeutique significatif dans cette population de patients.

Secondaires : Évaluation de la tolérance, des symptômes perçus et de l’observance, évaluation pharmacologique et virologique VHC et VIH, évaluation hépatique et métabolique, évaluation de la consommation d’alcool, tabac, cannabis, drogues intraveineuses/nasales, étude pharmacogénétique.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2013: “Pharmacokinetic (PK) interactions between boceprevir (BOC) and atazanavir (ATV/r) or raltegravir (RAL) in HIV/HCV-co-infected patients (pts). ANRS HC27 study” : télécharger l’abstract

Conclusion:  With the limitations of this small study, there was a trend towards lower ATV PK parameters when ATV/r was combined with BOC that was significant only for AUC. There was substantial variability in RAL PK parameters with a trend towards higher RAL AUC0-8h and Cmax and lower RAL Cτ which were not statistically significant. BOC PK was unaffected. Pending more data, carefully monitoring of HIV replication in pts under ATV/r or RAL-based regimens receiving BOC would be appropriate.

GS-US-236-0103 (Mise sous traitement VIH)

Objectif : Evaluer la sécurité et l’efficacité d’un traitement par Elvitegravir/Emtricitabine/Tenofovir Disoproxil Fumarate/GS-9350 VS Emtricitabine/Tenofovir Disoproxil Fumarate/Atazanavir/Ritonavir chez des adultes infectés par le VIH-1, naïfs de traitements antirétroviraux. L’efficacité sera déterminée par l’obtention d’un taux d’ARN plasmatique du VIH-1 (charge virale) < 50 cp/ml à la semaine 48.

L’objectif secondaire de cette étude est d’évaluer l’efficacité, la sécurité et la tolérance des deux schémas thérapeutiques sur 96 semaines de traitement.

Résultats

  • Abstract SFLS 2013: «Elvitégravir/Cobicistat/Emtricitabine/Ténofovir DF (Striblid®, STB) comparé à Atazanavir boosté par Ritonavir plus Emtricitabine/Ténofovir DF pendant 144 semaines chez des patients infectés par le VIH-1 naïfs de traitement : efficacité maintenue et profil de tolérance différent » : télécharger l’abstract

Conclusion :

A S144, STB, la seule trithérapie à comprimé unique (STR) avec inhibiteur d’intégrase, a démontré un haut niveau d’efficacité virologique, et ce quel que soit le niveau initial  de CV et de CD4, avec peu d’émergence de résistance et un profil de tolérance favorable, sans nouvelles anomalies rénales. Ces résultats confirment l’efficacité durable et la tolérance à long terme de STB

  • Abstract SFLS 2014: «Tolérance rénale à 144 semaine de Elvitégravir/Cobicistat/Emtricitabine/Ténofovir DF (STB) dans deux essais randominés controlés de phase 3» : télécharger l’abstract

Conclusion :

Aucun patient sous STB n’a développé de tubulopathie rénale proximale après S24. Le taux d’arrêt pour événement rénal sous STB était faible, similaire à ATV + RTV + TVD et concordant avec les données historiques. La tolérance rénale de STB est comparable pour les patients ayant une ClCr initiale entre 70 et 90 ou ≥90 et vs les 2 schémas comparateurs.

GS-US-236-115 (Switch)

Objectif : Évaluer la non infériorité de l’association EVG/COBI/FTC/TDF par rapport à des schémas associant un IP/r et la combinaison FTC/TDF,  vis-à-vis du maintien d’une charge virale VIH 1 < 50 copies/mL à  96  semaines (analyse Snapshot) chez des patients infectés par le VIH-1 contrôlés virologiquement.

Résultats

  • Abstract SFLS 2014 : « Tolérance su Stribild (STB) en switch chez des patients en succès virologique sous Truvada associé à une anti-protéase boosté (IP) ou un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) » : télécharger l’abstract

Conclusion :

Le switch vers STB chez des patients contrôlés virologiquement sous IP ou INNTI s’est révélé efficace et bien toléré jusqu’à S48. Cette stratégie est donc une option intéressante pour les stratégies de switch.

GS-US-236-121 (Switch)

Objectif : Évaluer la non infériorité de l’association EVG/COBI/FTC/TDF par rapport à des schémas associant un NNRTI et la combinaison FTC/TDF,  vis-à-vis du maintien d’une charge virale VIH 1 < 50 copies/mL à 48 semaines (analyse Snapshot) chez des patients infectés par le VIH-1 contrôlés virologiquement.

Résultats

  • Abstract SFLS 2014 : « Tolérance su Stribild (STB) en switch chez des patients en succès virologique sous Truvada associé à une anti-protéase boosté (IP) ou un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) » : télécharger l’abstract

Conclusion :

Le switch vers STB chez des patients contrôlés virologiquement sous IP ou INNTI s’est révélé efficace et bien toléré jusqu’à S48. Cette stratégie est donc une option intéressante pour les stratégies de switch.

GS-US-248-122 (Suivi hépatite C)

Objectif : Registre de suivi à long-terme des patients ayant obtenu une réponse virologique soutenue à un traitement VHC dans un essai GILEAD (GS-US-334-0124) chez les patients avec une Hépatite C chronique.

Résultats

  • Publication affichée lors du congrès “49th Annual Meeting of the European Association for the Study of the Liver, April 9–13, 2014, London, United Kingdom” : “Long-term Follow-up of Patients Treated With Sofosbuvir in the Phase 3 Studies FISSION, POSITRON, FUSION, and NEUTRINO : télécharger la publication

Conclusion :

  • All patients who achieved SVR24 with SOF-based regimens in the Phase 3 studies and entered the SVR Registry have maintained virologic response (Median time of follow-up: 170 days (~24 weeks) after SVR24)
  • No sequencing was performed in patients who did not achieve SVR24, as no resistance-associated variants were detected at relapse during the Phase 3 studies
  • Patients without an SVR24 had a higher incidence of grades 3–4 laboratory abnormalities
ING112276 SPRING-1

Objectifs : Déterminer la dose orale de GSK1349572 (nouvelle anti-integrase) en une prise par jour, administrée en association avec abacavir/lamivudine ou tenofovir/emtricitabine, chez des patients adultes infectés par le VIH-1 et n’ayant jamais reçu de traitement antirétroviral.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2011 : « Rapid, robust and sustained antiviral response with once-daily (QD) dolutegravir (DTG, S/GSK1349572), a next generation integrase inhibitor (INI) in combination therapy in antiretroviral-naïve adults: 48 week results from SPRING-1 (ING112276)” : télécharger l’abstract

Conclusion: Once-daily, unboosted DTG was well-tolerated with little impact on lipids. DTG’s rapid and robust potency was further substantiated using a highly sensitive assay for HIV RNA. Based on these results, Phase III studies are underway.

  • Abstract pour IAS 2011 : “Safety profile of dolutegravir (DTG, S/GSK1349572), in combination with other antiretrovirals in antiretroviral (ART)-naïve and ART-experienced adults from two phase IIb studies” : télécharger l’abstract

Conclusion: DTG was well tolerated across the treatment spectrum; its safety profile supports continued development. Phase 3 studies are underway.

  • Abstract pour IAS 2011 : “Increasing patient compliance in SPRING-1 phase IIb HIV clinical trial in ART-naïve patients with dolutegravir (DTG, S/GSK1349572)” : télécharger l’abstract

Conclusion: Week 48 withdrawals, both overall and for potentially avoidable reasons, were considerably lower in SPRING-1 than historical HIV trials. 27% of subjects in 13 out of 35 sites in SPRING-1 opted to receive text-messaging visit reminders.

  • Abstract pour IAS 2014 : “Efficacy and safety of dolutegravir relative to commonly-used 3rd-agents at 96-weeks in treatment-naïve HIV-1-infected patients: a systematic review and network meta-analysis” : télécharger l’abstract

Conclusion: 14 studies (>8,500 patients) were combined in the analyses. Backbone-adjusted/unadjusted efficacy and safety results are presented in Table 1. DTG had a statistically higher probability of virologic suppression compared to all treatments and significantly greater increases in CD4 cells against EFV and RPV.

ENQUETE ANRS PARCOURS

Objectifs :

Parcours est une étude pour mieux comprendre comment la maladie et les problèmes de santé influencent le parcours de vie. L’accent est mis en particulier sur deux pathologies : le VIH-Sida et l’hépatite B.

Pour ces deux maladies, PARCOURS cherche à identifier les conditions sociales, économiques et administratives qui :

  • augmentent le risque d’infection par voie sexuelle
  • retardent le dépistage et l’entrée dans le système de soins
  • compliquent la vie avec la maladie.

Résultats :

  • Abstract pour IAS 2014 : “ The role of social vulnerability after migration in France on transactional and forced sex: the case of Sub-Saharan immigrants living in Paris in the PARCOURS ANRS survey 2012-2013” : télécharger l’abstract

Conclusion: Residential, administrative and economic insecurity of immigrants favours transactional sexuality and should be addressed to prevent HIV infection among sub-Saharan immigrants in France, especially during the first years following immigration.

  • Abstract pour IAS 2015: “HIV acquisition after arrival in France among sub-Saharan African migrants living with HIV in Paris area. Estimations from the ANRS PARCOURS study” : télécharger l’abstract

Conclusion: The proportion of sub-Saharan African migrants having acquired HIV infection while living in France is high, highlighting the need for improved focused HIV prevention. This requires a better understanding of the determinants of HIV infection in France in this population.

  • Abstract pour IAS 2016 : “ Forced sex, migration and HIV infection among women from sub-Saharan Africa living in France: results from the ANRS Parcours study” : télécharger l’abstract

Conclusion: Among sub-Saharan African migrant women, HIV acquisition in France may be related to a context of sexual violence. Women whose migration was motivated by violence and those who experience social hardships in the host country are at high risk of sexual violence

  • Présentation affichée pour les71es journées scientifiques de l’Association Française pour l’Étude du Foie (AFEF) octobre 2012 : “VHB et relation médecin-malade : le cas des patients originaires d’Afrique subsaharienne en Ile-de-France (volet qualitatif Etude ANRS PARCOURS)” : télécharger la présentation affichée

Conclusion: Comment améliorer la prise en charge des patients ?

  • Mieux prendre en compte la dimension « honteuse » de la maladie et les difficultés rencontrées par les patients pour informer leur entourage
  • Développer des lieux / outils pour améliorer l’information aux patients
  • S’inspirer de la prise en charge des patients vivant avec le VIH :

Consultation d’observance / éducation thérapeutique

Assistante sociale / psychologue dédiés aux patients étrangers / aux patients vivant avec une hépatite B

Lieu pour que les patients puissent aborder les questions d’intimité, les aspects sociaux, les incompréhensions de la maladie et des traitements

  • Appréhender la maladie dans ses interactions avec les autres sphères de la vie du patient (prise en charge « globale »)
  • Communications orales pour la 7e conférence internationale francophone AFRAVIH, Montpellier (2014) : «  Expérience de précarité chez des migrants subsahariens en France suivis pour une infection VIH, une hépatite B ou consultant en médecine générale – enquête PARCOURS » : regarder la vidéo et « Les usages genrés du secret dans les maladies chroniques : les personnes originaires d’Afrique subsaharienne face à l’hépatite B et au VIH dans l’étude ANRS parcours » : regarder la vidéo
  • Présentation orale à 20th International AIDS Conference, Melbourne 2014: “The role of social vulnerability after migration in France on “at-risk” sex: the case of Subsaharan immigrants living in Paris area.” : afficher la présentation
  • Présentation affichée au congrès de l’AFEF (septembre 2014) : « Facteurs associés au diagnostic d’hépatite B chronique parmi les migrants d’Afrique Sub-Saharienne – Résultats de l’enquête ANRS-PARCOURS : télécharger la présentation

Conclusion : Parmi les migrants d’Afrique Sub-Saharienne, dans le contexte de dépistage actuel le diagnostic d’hépatite B chronique est favorisé par : les situations de précarité sociale et/ou administrative probablement grâce à l’accès aux services médicaux d’aide aux précaires ; les contacts avec le système de soins. L’offre de dépistage doit être élargie de manière à atteindre les migrants ayant peu de contacts avec les services socio-sanitaires. Intérêt du dépistage communautaire basé sur les tests rapides d’orientation de diagnostic (TROD)

  • Abstract pour le Conférence AIDS Impact, Amsterdam, Pays-Bas (juillet 2015) : « How does HIV status interact with Subsaharan women migrants’ occupational trajectories in France? A mixed method approach » : télécharger l’abstract
  • Communications orales à l’AFRAVIH – 20-23 avril 2016 : « Migration et VIH : une double peine ? Impacts de la migration et du diagnostic sur les conditions de vie des femmes migrantes d’Afrique subsaharienne en France » : regarder la vidéo, « La précarité augmente le risque d’infection VIH en France chez les migrants subsahariens. Résultats de l’étude ANRS- PARCOURS 2012-2013. » : regarder la vidéo, «Accès à une couverture maladie parmi les migrants originaires d’Afrique subsaharienne vivant en Ile de France » : regarder la vidéo
  • Présentation affichée à l’AFRAVIH 2016 : « VIH, hépatite B et avortement chez les migrantes d’Afrique subsaharienne vivant en Île-de-France: l’étude ANRS PARCOURS » : afficher la présentation

Conclusion : Nos résultats montrent que vivre avec le VIH ou une hépatite B n’est pas associé à une pratique plus fréquente de l’IVG. Ce sont d’autres déterminants liés à la trajectoire de la vie de la femme et aux circonstances de la grossesse qui influencent plus directement cette pratique. Par contre, la probabilité d’avoir une IVG diminue après le diagnostic de ces maladies, en particulier après l‘arrivée de la prévention de la transmission mère-enfant du VIH, sans doute grâce à l’amélioration de l’état de santé des femmes une fois qu’elles sont prises en charge, et à l’accompagnement médical de la grossesse.

  • Présentation affichée à l’AFRAVIH 2016 : «Description des modes de consommation d’alcool et facteurs associés chez les migrants d’origine subsaharienne dans l’étude ANRS Parcours » : afficher la présentationConclusion : Même si les migrants subsahariens consomment moins d’alcool que la population générale en France, une partie d’entre eux a une consommation à risque. Chez les migrants subsahariens vivant avec le VIH, en particulier chez les femmes, la consommation d’alcool est plus élevée. Chez les migrants subsahariens vivant avec une hépatite B la consommation à risque est moindre mais reste encore trop élevée pour des personnes ayant une maladie hépatique. Cette consommation à risque peut signer l’exposition à la précarité et l’insécurité et l’absence de soutien social.
  • Publication Dolorès POURETTE et Laura DALSHEIMER, « VIH et hépatite B chronique chez des migrants subsahariens : des prises en charge différentes affectant le rapport aux soins, les attentes et les recours des patients » : afficher la publication
  • Publication Vignier et al., 2016, « Accès et maintien d’une couverture maladie parmi les personnes migrantes originaires d’Afrique subsaharienne vivant en Ile-de-France : résultats de l’enquête ANRS PARCOURS » : afficher la publication
  • Publication Anne Gosselin et al., 2016, «  Migrants subsahariens : combien de temps leur faut-il pour s’installer en France ? » : afficher la publication
  • Publication A. Desgrées du Loû, J. Pannetier , A. Ravalihasy, M. Le Guen, A. Gosselin, H. Panjo, N. Bajos, N. Lydie, F. Lert et R. Dray-Spira (2016) : « Is hardship during migration a determinant of HIV infection ? Results from the ANRS PARCOURS study of sub-Saharan African migrants in France : » afficher la publication
  • Publication Desgrées-du-Loû A, Pannetier J, Ravalihasy A, et al. Sub-Saharan : “African migrants living with HIV acquired after migration, France, ANRS PARCOURS study, 2012 to 2013” : afficher la publication
  • Publication Desgrées du Loû A, Pannetier J, Ravalihasy A et al. « Migrants subsahariens suivis pour le VIH en France : combien ont été infectés après la migration ? Estimation dans l’Étude Parcours (ANRS). » afficher la publication
  • Publication Dray-Spira R, Gigonzac V, Vignier N, Pannetier J, Sogni P, Lert F, et al. « Caractéristiques des personnes originaires d’Afrique subsaharienne suivies pour une hépatite B chronique en Île-de-France en 2012-2013. Données de l’enquête ANRS-Parcours ». Bull Epidémiol Hebd. 2015 ;(19-20):339-47. : afficher la publication
  •  Publication Dolorès Pourette 2013, « Prise en charge du VIH et de l’hépatite B chronique chez les migrants subsahariens en France : le rôle-clé de la relation médecin-patient ». In Santé publique, volume 25 / N°5 – septembre-octobre 2013 : 561- 570 : afficher la publication
  • Bilan du terrain de l’étude Parcours (2013) : télécharger le bilan
  • Working Paper du CEPED, numéro 33 : afficher le papier
ENQUETE ANRS VESPA 2 (Enquête sociale PVVIH)

Objectifs :

  1. Décrire la situation sociale de la population vivant avec le VIH en France et les évolutions depuis 2003 en lien avec : les transformations de la prise en charge et les progrès thérapeutiques, l’évolution générale de la situation en France et dans les DOM, le vieillissement de la population séropositive, la dynamique de l’épidémie
  2. Mesurer les inégalités sociales au sein de la population vivant avec le VIH et identifier leurs déterminants sociaux et médicaux
  3. Décrire les comportements sexuels et les stratégies de prévention dans le contexte de traitements plus efficaces et potentiellement préventifs, en particulier dans la population HSH
  4. Mesurer la fréquence des facteurs de risque et des comorbidités et leur retentissement sur la situation sociale et la qualité de vie
  5. Mesurer la fréquence des troubles psychiatriques
  6. Identifier les formes et la fréquence des discriminations des personnes séropositives dans les différentes sphères de leur vie

Résultats :

  • Diaporama SFLS 2012 : télécharger le diaporama
  • Abstract pour IAS 2014: « Women living with HIV are still missing highly effective contraception. Results from the ANRS-Vespa2 Study, 2011, France” : télécharger l’abstract Conclusion: Despite consistent evidence that hormonal contraception and IUD are at no risk for women on ART and that condom is a poorly effective contraception method, condom remained the predominant contraception method, regardless of women geographical origin. The shift towards a dual protection approach as recommended by national and international guidelines has not yet occurred in a Western country like France. Promotion of dual protection should target both professionals – HIV specialists and gynecologists – and women living with HIV.
  • Abstract pour IAS 2014 : “No evidence of risk compensation over time in people living with HIV in France who have sustained undetectable viral load: results from the ANRS-Vespa2 survey” : télécharger l’abstract

Conclusion: Among a representative sample of PLWH in France, non-transmitter PLWH did not report more sexual risk behaviours than transmitters. This was true even for those with sustained UVL for at least 3 years, i.e. since 2008, the year the Swiss Federal Commission for HIV/AIDS statement was released. Our results do not support the hypothesis of risk compensation in PLWH presenting non-transmission biomedical criteria. Indeed, the opposite tendency was suggested for certain risk indicators in this representative sample

  • Abstract pour IAS 2014: “Larger HIV care units are not necessarily better! impact of units characteristics on treatment outcomes. Results from the French national representative ANRS-VESPA2 study” : télécharger l’abstract

Conclusion: Among the study sample, 79% and 71% patients were in VS or IS, respectively. VS and IS were explained by both structural and individual factors: 6.6% and 3.1% of the total model variability was explained by differences between hospitals, respectively. Hospitals with unit having HIV caseloads < 1700 (AOR:2.0;IC95[1.2,3.3]) and units with HIV care as dominant activity (AOR:1.56;IC95[1.08,2.27]) were associated to the highest probability of VS, after adjustment on patients´ characteristics, i.e. non-European citizenship, income and self-reported adherence. Patients followed-up in Paris area hospitals were less likely to be in IS (AOR:0.73;IC95[0.56,0.95]) adjusting for age and self-reported adherence.

Conclusions: Centralization of care is a challenge in a period of economic crisis. However, public health authorities should i) encourage the development of hospital units with HIV predominant activity; ii) monitor and correct the way HIV care is organized in order to optimize patients » response to ARV treatment and to assure high standard of quality of care especially in units with large HIV caseload.

  • Abstract pour IAS 2015 : “Decrease in the proportion of HIV-positive MSM followed up in hospital likely to transmit HIV between 2003 and 2011 in France: results from national representative surveys (ANRS VESPA-1 and VESPA-2)” : télécharger l’abstract
    Conclusion: The proportion of HIV-positive MSM likely to transmit HIV decreased between 2003 and 2011 despite no increase in condom use. To have an impact on HIV epidemic, acting on behavioral changes will not be enough without achieving an undetectable viral load in all treated seropositive people.
  • Abstract pour IAS 2015 : “Criminalization of HIV transmission in France: knowledge of and concerns about HIV-related court-case verdicts in a representative sample of people living with HIV (ANRS VESPA2 survey)” : télécharger l’abstract

Conclusion: Publicity about HIV criminalization affects the most vulnerable PLWH, especially foreigners living in precarious conditions who find it difficult to negotiate prevention with their main partner. Despite their greater concern, migrants are under-represented among victims and those convicted in French HIV-related cases. Further analyses are needed to understand the reasons explaining their fear. However, the study suggests that criminal risk perception among PLWH reflects more the level of stigma and discrimination they globally experience than the actual risk of prosecution they are exposed to.

  • Bulletin épidémiologique hebdomadaire InVS du 2 juillet 2013 : “Vivre avec le VIH : premiers résultats de l’enquête VESPA 2 » : télécharger le bulletin
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